Deux tiers des navetteurs automobiles ne voient aucune alternative à la voiture pour parcourir leur trajet

Vendredi 9 février 2018 — Bruxelles – Un grand nombre de Belges sont coincés dans les embouteillages sur le chemin du travail. Plus de la moitié des navetteurs automobiles (53 %) se trouvent dans les bouchons plusieurs heures chaque semaine et 46 % de l'ensemble des navetteurs mettent chaque jour plus d'une demi-heure à rejoindre leur lieu de travail, dont la majorité en voiture. Toutefois, près de deux tiers (66 %, et principalement des personnes qui doivent parcourir une plus longue distance) ne voient aucune alternative à la voiture. C’est ce qui ressort d’une étude menée par iVox pour le compte du fournisseur de services RH SD Worx et vacature.com auprès de 2.000 travailleurs.

Le travail à domicile ou le télétravail pourrait réduire la longueur des embouteillages. Dans le cadre de la Loi du Travail Faisable et Maniable, le ministre Kris Peeters a lancé le concept du 'télétravail occasionnel'. En accord commun entre employeur et employé, et lorsque la pratique le permet, on peut décider de travailler à domicile dans certaines conditions, par exemple quand il fait mauvais temps. L’année passée l’IRM a même proposé d’introduire ‘une alerte de télétravail’. Code orange ou rouge permettrait les employés alors de travailler à domicile occasionnellement. Le ministre Peeters examine encore cette proposition.

Près de la moitié des navetteurs met plus d'une demi-heure à arriver au travail

Les records d'embouteillages (le nombre le plus élevé de kilomètres d'embouteillages relevés un certain jour) sont sans cesse battus, et les bouchons belges comptent parmi les pires du monde. Le problème des embouteillages concerne la majorité des navetteurs automobiles. Plus d'un quart (26 %) des travailleurs qui se rendent au travail en voiture sont coincés dans les bouchons tous les jours. De plus, 27 % déclarent être pris dans les embouteillages plusieurs fois par semaine. Ce taux est manifestement encore plus élevé pour les travailleurs dotés d'une voiture de société : 36 % se trouvent tous les jours à l'arrêt dans la circulation et 32 % au moins quelques heures par semaine.

Des alternatives insuffisantes

Il n'y a rien d'étonnant à ce que plus de la moitié des navetteurs soient bloqués sur nos routes au moins plusieurs heures par semaine. En effet, la voiture reste le moyen de transport principal : 64,1 % des personnes interrogées se rendent au travail en voiture. Les moyens de transport alternatifs, comme le train (11,1 %), le vélo (9,8 %) et le bus (4 %), obtiennent un résultat nettement inférieur.

Souvent, les travailleurs qui utilisent la voiture pour aller travailler ne voient aucune autre alternative. Deux navetteurs automobiles sur trois (66 %) affirment qu'ils ne pourraient pas se rendre au travail sans la voiture. C'est notamment le cas des personnes qui doivent parcourir plus de 26 km jusqu'au travail, voir tableau 1.

Pourriez-vous vous rendre facilement sur votre lieu de travail à l'aide d'un autre moyen de transport ?

Combien de km jusqu'au travail ?

 

<16 km

16-25 km

26-50 km

>50 km

Oui

49,5 %

24,6 %

11,6 %

11,0 %

Non

46,6 %

65,7 %

85,7 %

87,0 %

Aucune idée

3,9 %

9,6 %

2,8 %

2,0 %

Tableau 1 : nombre de navetteurs (en %) qui déclarent pouvoir se rendre facilement au travail avec un autre moyen de transport que la voiture ou non.

Quelle est la position du navetteur par rapport à cette situation ?

Les navetteurs ne croient pas vraiment que les embouteillages diminueront à l'avenir. Selon plus de huit personnes interrogées sur dix (83,7 %), nos routes seront encore plus encombrées et les bouchons ne feront que s'allonger à l'avenir. Six navetteurs sur dix estiment que la voiture ne perdra pas de son intérêt pour le trajet domicile-lieu de travail. En outre, plus de six répondants sur dix (63 %) déclarent que la difficulté du trajet domicile-lieu de travail est de plus en plus souvent un motif justifiant un changement d'emploi.

Jean-Luc Vannieuwenhuyse, manager au Centre de connaissances juridiques de SD Worx: « Le problème des embouteillages et la longueur du temps de trajet demeurent une grande source de frustration. Réduire le nombre de kilomètres de bouchons représente une priorité absolue. Mais nous devons également proposer des solutions aux navetteurs individuels afin de limiter leur temps dans les embouteillages et d'augmenter leur satisfaction au travail. C'est possible d'une part (lorsque la pratique le permet) en les autorisant à travailler davantage sans bureau ni horaires fixes, à l'aide du télétravail ou travail à domicile, en faisant appel à des agences satellites et en leur accordant une plus grande flexibilité pour éviter les heures de pointe. Mais aussi, d'autre part, en leur proposant un plus grand choix de solutions de mobilité sur mesure. »

A propos de SD Worx

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